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Voici les 2 coureurs fondateurs du Défi 117 avec chacun leur histoire
Mario Tremblay
 
Mario lors du Marathon de Québec
Voici comment je suis tombé dans le merveilleux monde de la course à pied. En automne 2002, je suis mal en point. Une mononucléose s’est ajoutée à une labyrinthite. Gisant comme une tulipe en juillet dans mon fauteuil en écoutant « Les feux de l’amour » avec mon colocataire de l’époque, Ti-Mine, je déprime. Tout à coup, le téléphone résonne et je me décide de tenter ma chance, de marcher jusqu’au soit disant téléphone. Malheur, la labyrinthite me fait tourner et je plonge sur le tapis, digne des plus belles chutes de Josée Chouinard. Avec le courage d’un boxeur qui vient de se faire passer K.O, je réussi,en escaladant le mur, à me relever en titubant. Ti-mine, qui ne se peut plus, rit aux éclats à en avaler son dentier… Et moi de lui répondre :  « Ne t’en fais pas, l’année prochaine je cours le Marathon de Montréal » . Bien entendu, mes chums profitaient de chaque occasion pendant le printemps 2003 pour me rappeler mes paroles. Un samedi matin d’avril, je me risque et je m’inscrit au marathon. Je m’imprime le programme d’entraînement du marathon que je colle semi-fier avec du tape à hockey en arrière de ma porte de chambre. Le programme débute avec assiduité. Tel un prisonnier d’Alcatraz, je fais un X sur chaque entraînement complété. Les 3-4 premières semaines vont plutôt bien. Le gars est assez discipliné jusqu’à ce que débutent mes sports d’été qui sont le dek hockey et le soccer. C’est à ce moment que je commence à me dire :  « Deux parties de dek ça vaut bien ma longue course du dimanche » et ainsi de suite. Il se passe pratiquement un mois sans avoir couru une course de mon programme. Un bon dimanche, stupéfait, je regarde mon plan et je me rend compte qu’il y a un 25 km au menu. Je mets mes souliers et je me lance.
 
Mario lorsqu'il a enfin fait le marathon de Montréal
 Même pas rendu au 20 ième km, j’ai le genou en compote et je reviens la tête basse en m’avouant vaincu…… disons que je me suis fait taquiner un petit brin avec mon inscription au marathon… le temps passe, les souliers sont bien loin dans le fond du garde-robe. Un jour ma nouvelle blonde vient faire un petit tour chez nous. Tout en scrutant le bordel de ma chambre, elle remarque cette feuille du marathon collée derrière ma porte. Elle me dit ; «  tu l’a couru ? »…. Et moi, loin d’être semi-fier de lui répondre :  «  J’ai dû annuler étant blessé au genou. » Elle m’apprend tout bonnement que son père l’a couru. Wow! Elle pique ma curiosité… Dans le temps des fêtes 2003, on monte en Abitibi rencontrer sa famille. Je dis à son père que j’aimerais bien me reprendre en 2004. Il me parle de Québec. Bien décidé à réussir mon pari, je m’inscris au Marathon des deux rives, édition 2004… J’ai repris l’entraînement sur le tard début juin avec comme théorie que l’année d’avant j’avais lâché l’entraînement dans ce mois, donc cette année, je me rendrais peut-être au mois d’août … Mal préparé, je me suis présenté à la ligne de départ. Mais ce que j’étais encore plus fier, c’est d’avoir franchi la ligne d’arrivée 4 heures 18 minutes plus tard en sachant que cette année là, j’avais relever mon défi.  
Pour me rejoindre vous pouvez m'écrire au mtremblay@defiiamgold.org ou consultez mon blogue.


Ian Clermont
 
Ian Clermont à la ligne d'arrivée lors de son premier demi-marathon à Ste-Germaine en 2007
J’ai jamais eu la ``shape`` d’un coureur et j’ai jamais non plus aimé courir! Lorsqu’on était obligé de faire 5-10km au secondaire j’étais le premier à sprinter derrière l’école pour enfin pouvoir faire le trajet à la marche! J’étais un joueur de hockey et comme la majorité des gens qui ne courent pas, lorsque que joggais je me sentais mal! Douleurs aux genoux, difficulté à respirer, maux de cœur…c’est incroyable les raisons qu’on peut se donner pour ne pas aimer la course. Par contre dans mon histoire, je sais exactement quand est arrivé l’élément déclencheur. Le 23 août 2005 à 10h00 le matin (ou presque) à l’hôpital de Rouyn-Noranda. Un beau petit gars du nom de Jérémie. Jérémie est arrivé dans notre vie un mois trop tôt! Il a donc beaucoup de difficulté à respirer si bien que les médecins décident de le transférer à l’hôpital Ste-Justine quelques heures après sa naissance. C’est probablement le pire moment de toute ma vie. Le cœur voulait me sortir. Je me sentais vulnérable, inconsolable, sans aucun pouvoir… Ma blonde s’est effondrée devant moi et j’étais incapable de la soutenir, incapable de la consoler. Ma grande fille Zoé me demandait pourquoi ils volaient son petit frère et je ne savais absolument pas quoi répondre. C’est à ce moment que notre docteur est arrivé dans la chambre pour nous expliquer la situation! Elle nous parlait des poumons de mon fils, des risques sur sa santé, des problèmes qu’il pourrait développer… j’ai regardé ma blonde et le doc et j’ai demandé `` est-ce que c’est à cause que je fume que mon fils à des problèmes aux poumons??``.  Le doc répliqua `` Non, mais quand y va revenir à la maison il n’aura pas besoin de votre boucane!!`` J’ai regardé le doc et j’ai dit `` je vais arrêter de fumer, je vous le jure``.
 
Ian Clermont après son premier marathon à Ottawa en 2008
Heureusement mon fils rentra à la maison en pleine forme quelques jours plus tard! Son combat il l’avait gagné; le mien commençait! Arrêter de fumer a été de loin ce que j’ai fait de plus difficile dans ma vie. Non seulement j’avais beaucoup de misère à dormir, je tremblais, j’étais épuisé mais surtout je prenais du poids très rapidement. Si bien qu’un beau samedi je tente de mettre mes jeans… mes jeans me font plus. Je décide de mettre une autre paire de culotte, même scénario. Après avoir fait ce petit cirque avec la moitié de ma garde robe je regarde ma blonde et lui dit : `` Chérie, je dois m’inscrire au gym`` et elle de me répondre`` Mon amour va t’acheter des culottes à la place``. C’était le coup de pied au cul qu’il me fallait pour me motiver. Le lundi d’après j’étais au gym, pas motivé, mais plutôt crinqué au maximum déterminé à retrouver la forme (que je n’avais jamais eu!) Tranquillement mes visites au gym me font du bien. Tellement qu’un soir j’ai le goût de mettre mes souliers et d’aller courir. J’avais envie de me défouler, d’aller au bout de moi-même, de me sentir libre comme un cheval au galop… Malheureusement le cheval a été incapable de faire 300 mètres. Il s’est arrêté en se souvenant que courir c’était plate, long et surtout très difficile pour un gars qui traine un poids de près de 270lbs.
 
Ian Clermont lors du Marathon de Toronto en 2009
 Le lendemain en arrivant au gym je commence à discuter de cette escapade à mon coach Mario Tremblay qui me dit :`` Bravo!!! courir c’est la base de tout! Tu devrais courir. T’arrive chez vous tu mets tes souliers pis tu pars. Tu vas pouvoir passer plus de temps avec tes enfants et tes entrainements vont être des entrainements de qualité! Pis en plus si tu veux, il y a un demi-marathon à Ste-Germaine au début de l’été prochain (on est au mois de novembre)`` Soit ce gars là est fou, soit il m’écoute pas quand je parle. Je viens de lui dire que je ne suis pas capable de courir 300 mètres et il me parle de demi-marathon (21,1km). Mario me dit de commencer par un 5min de course en alternant avec la marche, ensuite de faire 10min et d’augmenter selon mon rythme. Je ne sais pas comment mais c’est ce que j’ai fait. Et un beau matin de juin 2007 j’étais au départ du demi-marathon de Ste-Germaine avec Mario à mes côtés qui semblait regretter de m’avoir entraîné jusque là! J’ai regardé Mario et lui disant `` Si jamais je termine cette coure là, l’an prochain nous irons courir le marathon d’Ottawa``. Sans le savoir je venais de me lancer un autre défi, sans le savoir je crois que c’est ce jour là que je suis devenu marathonien. C’est aussi ce jour là que j’ai compris que je serai incapable d’arrêter.
Vous pouvez m’écrire auiclermont@defiiamgold.org ou encore me lire sur mon blogue.